mercredi 27 juillet 2016

Funky Veggie, le panyeah qui met le groove dans ta cuisine


Qui me connait connait mon rapport douloureux avec la cuisine...
Je suis très gourmande mais j'ai aussi deux mains droites et suis capable de transformer la recette la plus basique en catastrophe culinaire ; je crois que cela vient du syndrome de la dinde à la Nanard... un jour je vous expliquerai.
Pourtant quand je m'applique, je suis capable d'un résultat honorable et je me dis que je devrais quand même bien insister car il n'y a aucun doute sur le fait que cuisiner soi-même à partir d'ingrédients frais sera toujours meilleur qu'un plat industriel même s'il en existe de bons, ne soyons pas de trop mauvaise foi.

C'est donc pleine de bonnes intentions autant que de bonnes résolutions que j'ai revu ce qui rentre dans mes placards comme dans mon réfrigérateur et c'est comme cela, en plus de la magie du partage de photos sur instagram, que j'ai fait la connaissance de funkyveggie.fr


funkyveggie.fr est une jeune start-up qui propose aux parisiens la livraison hebdomadaire d'un panier complet pour réaliser une recette veggie pour 2 personnes.
Chaque semaine, une recette différente pour aiguiser les papilles avec des produits frais, bios et locaux.
Chaque semaine, un panier qui permet de réaliser une recette complète sans avoir à faire de courses et sans perte de produits.
Chaque semaine, la garantie d'un repas sain et savoureux mais aussi d'une vraie pause pour concocter soi-même son plat et ce n'est pas neutre quand on décide d'avoir une vie plus équilibrée.
Chaque semaine, l'occasion de gagner des techniques de cuisine, de découvrir et d'apprivoiser de nouveaux goûts.
Tout cela me séduit fortement, j'ai donc passé commande d'un premier panier... à moi le millet-ait une fois !


La recette du Millet-ait une fois
2 personnes
temps de préparation 25 minutes

les ingrédients pour la salade 
80 grammes de milllet (on en trouve facilement dans les magasins bio, y compris Carrefour bio !)
1 beau poivron (jaune c'est sympa pour les couleurs de la salade, mais il peut être orange ou rouge ou vert, on n'est pas sectaire)
20 grammes de coriandre (un petit bouquet) (si vous n'aimez pas le goût de la coriandre, vous pouvez opter pour un persil plat très frais)
1/4 de chou rouge
70 grammes de noix cajou (au naturel, pas grillées ni salées, ni fumées)
2 cuillères à soupe de tamari

les ingrédients pour l'assaisonnement 
30 grammes de beurre de cacahuète
1 petit morceau de gingembre frais (j'ai goûté sans car mes papilles sont sensibles au piquant du gingembre mais c'est mieux avec donc si comme moi vous craignez un peu cet ingrédient, rapez quand même une petite pointe qui sera adoucie par le beurre de cacahuète, vous ne le regretterez pas)
3 cuillères à soupe de tamari
1 cuillère à soupe de sirop d'agave
1 cuillère à soupe d'huile de sésame toasté

Inutile de lancer le chronomètre, ce n'est pas une compétition et si vous mettez plus de 25 minutes pour réaliser la recette, personne ne vous en voudra et surtout pas moi qui en ai mis 40.

Comme il faut bien commencer par quelque chose, ce sont les noix de cajou qui vont lancer la recette.
Donc prenez les noix de cajou (toutes les noix de cajou, ce n'est pas le moment de craquer et de commencer à les croquer... soyez patient, vous ne serez pas déçu) et mettez-les à tremper dans un petit bol dans lequel vous aurez versé deux cuillères à soupe de tamari (sauce de soja fermentée composée à partir de soja seul et sans autre ajout de céréales, elle est donc idéale pour ceux qui recherchent des recettes sans gluten).

Le cas du millet...
De la recette, c'est lui qui demande le plus d'attention alors qu'il est sensé cuire tout seul dans son coin...mais sur le principe de 'on ne laisse millet dans un coin", il va vous falloir le surveiller un peu durant ses 20 minutes de cuisson.
Dans une casserole, versez le millet avec deux fois son volume d'eau et faites chauffer jusqu'à ébullition.
Une pointe de sel plus tard, réduisez le feu, couvrez et laissez le millet absorber toute l'eau de cuisson à feu doux...ce qui devrait lui prendre un peu de moins de 20 minutes.
Si vous avez des plaques électriques qui ne sont plus de toute première jeunesse, le réglage de la température peut s'avérer difficile et je vous recommande de garder un oeil vraiment vigilant sur votre millet faute de quoi vous pourriez le voir se transformer en pâte gluante.
Surveillez donc votre millet et n'hésitez pas à rajouter un peu d'eau si besoin.

le retour des cajous dans la course...
Si vous avez un four, placez les noix de cajou qui ont mariné dans le tamari sur un papier de cuisson et enfournez-les pour une dizaine de minutes à 180° après avoir fait préchauffé le four.
Si vous n'avez pas de four, même opération mais avec une grande poêle et un peu de surveillance pendant 5 minutes.
Quand les noix de cajou sont délicieusement rôties et colorées... mettez-les de côté et résistez à la tentation d'en croquer une car si vous le faisiez, vous pourriez bien ne plus pouvoir vous arrêter et ce serait dommage pour l'équilibre de votre plat.

La sauce contre-attaque !
Grattez la peau du gingembre en la grattant avec une petite cuillère ou un petit couteau d'office, émincez-le très finement et réservez dans un petit bol.
Si vous craignez le piquant du gingembre, commencez par la moitié ou le tiers (vous pouvez voir sur la 2ème photo la taille du morceau livré, comme mes papilles sont sensibles, j'ai testé la recette avec le tiers et c'était juste bien pour moi... mais pas assez relevé pour le bento que j'ai partagé donc la prochaine fois j'essaierai avec la moitié).
Ajoutez les autres ingrédients de la liste 'assaisonnement' et fouettez à la fourchette pour obtenir le mélange le plus homogène possible.

La sauce est prête, assurez-vous que le millet est tranquille dans sa casserole et passez au morceau de bravoure : la découpe des salades 
Me concernant, c'est à cette étape que j'ai perdu du temps mais pas de doigt, ce qui n'est pas plus mal pour la suite.
Retirez la première feuille du chou qui est une feuille de protection souvent abîmée et un peu dure.
Rincez le chou rouge, la coriandre et le poivron et séchez-les doucement.
Retirez le coeur du chou rouge (la côte blanche un peu amère) et coupez-le en fine lamelles puis en petits morceaux (façon julienne).
Coupez la tête du poivron pour mieux l'épépiner et comme le chou rouge, coupez-le en tous petits cubes.
Ciselez la coriandre.

C'est maintenant l'heure du grand mix 
Dans un saladier, mélanger les salades puis ajoutez le millet, la sauce et 3/4 des noix de cajou et non le quart restant n'est pas à déguster seul(e) dans la cuisine mais à garder pour la décoration !
Mélangez bien, il ne reste plus qu'à présenter vos assiettes ou bols et bon appétit bien sûr (Julia Child reste dans ce corps, j'ai besoin de tes bonnes ondes pour poursuivre mes efforts).


A table !
ceci est la portion du 2ème jour car la recette est vraiment copieuse... vous pouvez retrouver ma première assiette via mon compte instagram... j'étais trop fière comme un pou d'avoir réussi la recette.



comment faire pour avoir votre panyheah chez vous ?
c'est tout simple, vous allez sur le site www.funkyveggie.fr
vous créez votre compte (facile),
vous choisissez votre créneau de livraison,
vous validez votre premier paiement (24€),
et c'est parti pour un panyeah frais et végétarien avec une nouvelle recette chaque semaine !

vous allez aimer si...
  • vous êtes débutants en cuisine et n'avez pas forcément envie d'investir dans un fonds d'épicerie important (et qui peut être vite coûteux) pour vous lancer en douceur : avec le panyeah, vous avez tout ce qu'il faut pour réaliser la recette (pas de risque d'ingrédient manquant au dernier moment)
  • vous êtes cuisinier expérimenté mais avez envie de tester de nouvelles recettes, de nouveaux goûts et surtout découvrir la cuisine veggie
  • vous avez envie de faire une pause "healthy" dans la semaine et prendre un peu de temps pour vous retrouver à deux autour d'un bon petit plat
vous pouvez ne pas aimer...
  • vous ne voulez pas un panyeah chaque semaine et le principe d'abonnement vous ennuie funkyveggie.fr a pensé à tout et vous pouvez très facilement mettre votre compte en pause et ainsi suspendre le paiement hebdomadaire pour le reprendre quand vous le souhaitez.
    j'ai expérimenté pour vous... et je confirme la facilité de la mise en suspension sans prélèvement.
    à mon retour en septembre, je pourrai facilement reprendre mon compte une semaine sur deux, solution la plus adaptée à mon rythme actuel.
  • vous êtes seul(e) et une recette pour 2 vous déprime... dites-vous que cela peut être l'occasion de partager avec un de vos voisins (la petite mamie du 1er, le musicien du 3ème...) ou de faire un bento pour un sans-abri de votre quartier (avec un peu de pain et une boisson, un sourire fera le reste)... et si vous êtes trop timide, vous aurez une lunch box healthy pour aller au bureau (au revoir le resto d'entreprise et vive le bento dans le parc, les doigts de pieds au soleil).
vous vous posez la question des contenants...
tous les contenants fournis dans le panyeah sont issus du recyclage et recyclables... vous n'avez maintenant plus de raison de résister :)

Quant à moi, le premier panyeah est très concluant, j'ai réalisé la recette sans difficulté majeure même si j'ai pris un peu plus de temps que les 25 minutes annoncées.
Le résultat est savoureux et très copieux en plus d'être très joli à présenter en assiette ou petit bol... et la présentation du plat participe à la mise en appétit !
Côté saveurs, le mélange chou rouge, poivron et coriandre est frais et se marie à merveille avec le millet et son petit goût de noisette.
Les noix de cajou rôties au tamari... comment dire? addiction terrible, je me suis léchée les doigts façon chat...pas glamour mais tant pis.
Bref, une recette que j'aurai plaisir à refaire donc mission réussie pour funkyveggie.fr, mon fonds d'épicerie commence déjà à grossir, signe que ce millet-ait une fois m'a donné envie de poursuivre mes efforts en cuisine.

Vous êtes tentés ? funkyveggie.fr vous attend avec de nouvelles recettes toutes aussi savoureuses que ce millet-ait une fois.

Stroll again in Belleville


Bien avant d'habiter le 11ème arrondissement, avant même d'habiter Paris en fait, le Canal St Martin et le quartier du faubourg du Temple avec cette longue rue qui remonte vers Belleville étaient mes quartiers favoris de Paris.
Prendre la rue de Saint Maur ou le boulevard de Charonne pour remonter vers le parc de Belleville est une de mes balades préférées et c'est peut-être celle qui est la plus représentée sur ce blog ; j'en ai bien conscience mais à chaque balade, Belleville est un peu différent tout en restant le même, Belleville garde mes points de repère tout en m'offrant à chaque passage un nouvel habillage, une surprise qui me ravit et me donne envie de revenir encore et encore.
De fait, si je ne suis pas tombée amoureuse de Paris, je le suis de Belleville, assurément.

Before living the 11th borough, even before living in Paris in fact, the Canal St Martin and it's neighborhood, Faubourg du Temple, with its long street that reaches up to Belleville were my favorite parts of Paris.
From my home, strolling along the Rue Saint Maur or Boulevard de Ménilmontant straight up to the Belleville Park is one of my favorite walks and it may be the most represented on this blog ; I'm aware of that but each time I put my feet there, Belleville is a little different but still the same, Belleville keep my landmarks while providing me at each visit a new look, a surprise that delights me and makes me want to come back again and again.
To tell the truth, if I didn't fell in love with Paris, I have a big crush for Belleville.


Si vous avez envie d'en savoir plus sur les artistes et vous emplir les yeux et l'esprit de plus d'images, des comptes à suivre via instagram et leurs blogs associés.

If you want to know more about the artists and fill your eyes and mind with more images, some accounts to follow via instagram and blogs.

instagram @artanddailyfix / artanddailyfix.com
instagram @wonder.brunette / wonderbrunette.com
instagram @paris.la.douce / parisladouce.com

et bien sûr les visites de Walk My Steps :) 
www.walkmysteps.com/fr


Belleville ne manque pas d'adresses pour s'installer en terrasse pour un café, une bière ou une limonade (l'alcool est à consommer avec modération), grignoter sur le pouce, manger sainement ou pas...
mes adresses préférées :

Le Barbouquin 
1 rue Denoyez
jus de fruits frais, salades et petite restauration faites sur place, jolie sélection de boissons et bon café avec en bonus des livres du sol au plafond et une décoration qui fait voyager

Aux Folies
8 rue de Belleville
C'est peu de dire qu'Aux Folies est une institution... un des premiers cabarets ouverts à Belleville par un certain Dénoyez, qui donnera d'ailleurs son nom à la rue qui fourmille maintenant de graffitis, il est devenu ensuite un café-théâtre qui a vu passer sur scène Maurice Chevalier et Edith Piaf puis un cinéma que le chanteur Eddy Mitchell fréquentera plus qu'assidûment...
Dans les années 80, il devient un grand magasin et seul une partie de l'espace, le bar, garde le nom des Folies avec une décoration restée dans son jus fifties.
C'est THE terrasse aussi cosmopolite qu'inter-générationnelle de Belleville.
Le seul bémol... les chaises en plastique quand il fait très très chaud ;)

Dame Jane 
39 rue Ramponeau
Un bistro à la décoration très "titi parisien" avec une cuisine aussi colorée que goûteuse qui mixe toutes les cultures de Belleville... attendez-vous à ce que vos papilles soient étonnées puis conquises à coup sûr.
Chez Dame Jane, tout est bio et local et à prix serré, le bonheur dans l'assiette.

La Cave de Belleville
51 rue de Belleville
Bar à vins, cave et épicerie fine... la Cave de Belleville offre une belle grande table sur laquelle partager fromages, charcuterie et - toujours avec modération - un bon verre de vin, une bière ou un jus de fruit bio.
La décoration vaut bien la montée de la rue de Belleville...et juste à côté, si vous avez de la chance, vous pourrez vous faufiler par un portail lourdement décoré dans une des plus jolies cours intérieures de la rue.
Addition modérée, ce qui ne gâche rien midi comme soir.

Cream
50 rue de Belleville
j'aurais presque envie d'écrire qu'on ne présente plus Cream ;)
coffeeshop en mode cool avec une restauration bio, faite maison avec une offre sans gluten pour qui en a besoin et les grains de la Brûlerie de Belleville toute proche pour contenter les papilles les plus exigeantes et combler les caféine junkies de mon acabit.

Côté adresses de restaurants asiatiques, le trio de tête : Dong Huong 14 rue Louis Bonnet et juste en face (ou presque) Tin Tin, deux cantines à petits prix où manger Bahn mi, Pho et nouilles accompagnées de brochettes de viande marinée, et au 8 rue de la présentation, Saigon Sandwich, le king du Banh mi à emporter.
Les prix y sont très bas pour une cuisine vietnamienne et chinoise authentique mais aussi parfois très épicée...à manier avec précaution si vous avez les papilles sensibles (j'ai testé pour vous).

Si vous choisissez de remonter vers le Parc de Belleville pour prendre un peu de hauteur et profiter de la plus belle vue sur Paris, faites un détour par le Panorama Gourmand...cette boulangerie toute de bleu vêtue au 1 rue du Transvaal ou 10 rue des Envierges (la boulangerie est ouverte sur les deux rues) offre une belle sélection de pain, une petite gamme de pâtisserie et gateaux de voyage et une petite restauration fraîche et pleine de goût...adresse idéale pour compléter ou constituer un panier de pic nic pour se poser dans le parc.


et sinon, dans mes oreilles il y a Junius Meyvant, l'islandais qui va vous faire fondre

mardi 26 juillet 2016

Se perdre Impasse de Mont Louis


S'il y a bien une chose que j'ai apprise balade après balade dans Paris, c'est que je ne suis toujours pas amoureuse de Paris et que je ne le serai jamais mais que j'adore me donner toutes les raisons de le devenir en arpentant ses rues et ses impasses ; car si je ne suis pas tombée amoureuse de Paris, en revanche, je suis amoureuse de sa diversité architecturale, de ses petites cours ou impasses où de capitale grise et trop bruyante, elle est soudain petite ville ou village avec ses jardins et ses chats indolents, de ses bâtiments industriels et ateliers qui rappellent que Paris n'est pas qu'Haussmann, de certains de ses habitants qui ont un jour tout quitté pour venir y vivre et réaliser le rêve d'une vie d'artiste ou simplement d'une vie meilleure...

Je crois bien que j'aime le fait d'arriver à me perdre dans une impasse qui ne fait pas 50 mètres de long...

If there's one thing I learned in Paris stroll after stroll, is that I'm still not in love with Paris and I will never be but I love to give me every reason to get a crush walking along her streets and alleys ; as a fact, if I didn't fell in love with Paris, however, I'm in love with its architectural diversity, its small yards or alleys where from grey and too noisy capital, she is suddenly small town or village with gardens and lazy cats, where industrial buildings and workshops recall that Paris is not only Haussmann ; I'm in love of some of its inhabitants who once left everything to come to live and realize the dream of a life as an artist or simply have a better life...

I think I like the fact I'm the one to get lost in an dead end that's not 50 meters long ...


L'atelier de Polska
L'atelier aux mille et une étoiles (Barbara Debard)
7 impasse de Mont Louis
75011 PARIS
M° Philippe Auguste (ligne2)

Les ateliers de Polska et Barbara Debard - artistes plasticiennes, sculpteurs et poètes - sont à la fois des bulles où le temps est comme arrêté tout en étant le reflet du monde et de leurs voyages.
Les ateliers ne sont pas ouverts au public mais les deux artistes participent régulièrement aux portes ouvertes des ateliers d'artistes du 11ème, journées européennes des métiers d'art ainsi qu'au printemps des poètes.

Deux sites à garder en mémoire pour de futures balades
journeesdesmetiersdart.fr
printempsdespoetes.com



Les ateliers Varan
ateliersvaran.com
6 impasse de Mont Louis
75011 PARIS
M° Philippe Auguste (ligne2)

Créés en 1981 sur l'impulsion de Jean Rouch, réalisateur et ethnologue spécialiste des peuples africains, et de Jacques d'Arthuys, diplomate et scénariste, les Ateliers Varan forment au cinéma documentaire : réalisation, image, son, montage, écriture... toutes les étapes sont enseignées via un apprentissage pratique pour une formation reconnue mondialement.
Dans l'esprit et les valeurs des fondateurs historiques des ateliers, chaque projet est porté par une ouverture sur le monde, l'écoute et le respect de l'autre, la volonté de protéger et partager la parole de chacun.

La tête en l'air, j'ai désespérement recherché le nom de l'architecte des bâtiments pour en connaître l'histoire mais je n'ai rien trouvé à part un bon torticolis.
Je n'abandonne pas pour autant et compte bien y retourner.


lundi 25 juillet 2016

Un jardin au coeur de la cité


Le ciel est nébuleux, 
il fait gris mais 21° au thermomètre du jardin alors qu'il n'est que 9h...
le jardin souffre, il aimerait bien un peu de pluie.
Certes il en a eu son compte au printemps, mais il n'y avait pas de soleil...
jamais content...
Mais c'est vrai qu'il n'est pas si facile d'être jardinier quand il faut composer avec une ancienne friche dans laquelle on ne peut planter directement - tous les produits nocifs n'ont pu être retirés - et qui offre peu, voir pas, de points d'ombre et une alimentation en eau très restreinte.
Il faut rivaliser d'ingéniosité pour utiliser le mieux possible grands bacs et sacs, pots et jardinières.
Il faut renoncer à certaines plantes que l'on aime car trop gourmandes en eau ou amoureuses de l'ombre... ou tenter le coup quand même en espérant qu'un miracle d'adaptation se fera.
Il faut être patient un peu, aimer partager beaucoup... et en 3 ans d'existence, le jardin s'est ancré au coeur du quartier.

Partage et recyclage...
les deux grands moteurs de tous les jardins partagés sont plus que présents au Jardin de la Cité qui voit toutes les générations se retrouver autours des bacs de plantations.
Dans un coin, une petite cabane abrite des livres et jeux pour enfants comme des romans et jeux de lettres pour les plus âgés tandis qu'à l'opposé une petite mare a finalement été installée pour créer un point de fraîcheur autant que d'animations pour les plus petits.
Au fil des mois et des années, le jardin s'enrichit de l'expérience et des idées des jardiniers et de leurs familles tout en créant l'opportunité d'échanges et de transmission de valeurs entre générations et cultures différentes.
Un jardin où l'on peut rester des heures à jardiner, à lézarder au soleil, à bavarder à bâtons rompus... et repartir dans les rues de Paris avec une nouvelle énergie.


Jardin de la Cité Aubry
lejardindelacite.jimdo.com
2bis Cité Aubry
75020 PARIS
M° Alexandre Dumas


Si vous êtes parisien et que participer à un jardin partagé vous intéresse, rendez-vous sur le site paris.fr à la rubrique jardins partagés en cliquant ici.
Vous y trouverez la liste à jour des jardins partagés déjà en fonctionnement avec les coordonnées des associations ou responsables associatifs qui les gèrent pour pouvoir faire une demande de parcelle.
Il faudra parfois s'armer de beaucoup de patience car certains jardins sont de petite taille et n'ont que peu de parcelles individuelles.
Ne vous découragez pas, vous pouvez proposer vos services de jardinier pour aider à la gestion, au nettoyage des espaces collectifs et à l'entretien des parcelles des jardiniers qui se sont absentés. Certains jardins, comme le Jardin Nomade dans le 11ème (dans le quartier Trousseau), proposent des parcelles collectives pour que les jardiniers débutants puissent se faire la main verte et que les moins débutants puissent transmettre leur main verte !

Si vous avez repéré une friche ou souhaitez participer à des actions de végétalisation avec la mise en place de bacs, un contact : La Maison du Jardinage via main.verte@paris.fr

pour les prochaines semaines et un peu plus loin, j'ai choisi ma direction...
for the weeks to come and maybe a little more, I chose my way...

On Instagram

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